Le bricolage pour les nuls

29 octobre 2008

J’habite un vieil appartement. Les fenêtres sont en bois plus (ou moins) vermoulu. Et simple vitrées. Avec le vent en stéréo donc. Et le froid en dolby.

Donc, cette année, j’ai dit stop. Cette fois-ci l’hiver n’aura pas ma peau. Ni mes bronches.

Je me suis donc rendue dans un grand magasin de bricolage et ai marmonné à l’un des hommes en bleu (version sans képi ni matraque) : « euh… je voudrais une sorte de pâte, enfin de mastic, je-sais-pas-comment-ça-s’appelle, pour boucher les fenêtres et ne pas avoir froid l’hiver ».
Heureusement que les vendeurs parlent le non-bricoleur : ça s’appelle un « joint de calfeutrage », qu’y m’ont dit.

Dès mon retour, à l’appart’, quelques semaines après mon achat, j’ai voulu installer ledit joint de calfeutrage sur les fenêtres de ma salle de bains.

Il y avait un petit dessin assez clair au dos de l’étui :

Mais voulant être sûre de mon coup, j’ai consulté quelques sites de bricolage.

Et là, mon cerveau s’est blobifié en quelques secondes.

Sur le premier site consulté, dont je tairai le nom parce qu’il n’y a pas de quoi être fier, après quelques explications ma foi assez simples, que lis-je ?
« Appliquez le joint autocollant là où il ne risque pas d’être arraché sans tirer dessus en le posant. Le mieux est de le fixer sur le dormant de la feuillure. »

Oui, voici le Graal du joint de calfeutrage, : « le dormant de la feuillure ».

Et je ne suis pas tombée sur un site intitulé « Les cahiers du bricolage » ni « Le côté obscur du bricolage ».

Non, j’ai consulté plusieurs sites qui reprenaient cette expression poétique et certains d’entre eux ne craignaient pas d’afficher l’adjectif « facile » dans leur titre !

Bref, refus devant l’obstacle, contournement et retour au dessin, qui est finalement très parlant… plus que le dormant en tout cas.

Je commence à dévider le rouleau de joints (eh eh !) et à mesurer le joint pour qu’il s’adapte à l’encadrement de la fenêtre.

Etape suivante : il me faut couper le joint et donc… utiliser le cutter.

Si à cette étape je n’ai pas repeint ma salle de bains en vermillon, on pourra dire que je m’en sors bien.

Si en plus je ne me pète pas d’ongles dans l’opération ni ne tache mes vêtements, je peux m’attendre à voir d’un instant à l’autre le portrait de la Vierge Marie s’incruster sur le verre cathédrale de ma fenêtre.

Et ce n’est pas fini.

Parce qu’avant de poser le joint, il faut enlever le ruban adhésif : où l’on découvre que la partie adhésive du joint a des affinités avec le lavabo… ah, et le mur aussi… et les cheveux ! Oui, c’est rigolo les cheveux, et c’est interactif, au bout il y a une personne qui dit aïe quand on tire dessus.

Après avoir mis fin de manière anticipée et péremptoire aux ébats du joint de calfeutrage, je réussis à le poser… là où il doit être posé (et non là où il aimerait être posé).

Et je découvre, non, j’ai la confirmation, que je suis infichue de tracer une ligne droite (ceci pourrait expliquer pourquoi je n’ai pas fait d’études scientifiques, mais passons).

En bout de course, et après moults décoller-recoller, je peux dire que j’ai calfeutré ma fenêtre.

Reste plus qu’à attaquer la 2e… et à répéter la même opération avec les autres fenêtres de l’appartement, lors de ma prochaine phase sadomasochiste.

Enfin, last but not least : il faut ranger ET nettoyer.
J’entends déjà les esprits taquins (pour ne pas dire masculins) prêts à dégainer un : « ça va, le ménage, c’est de ton ressort, tu devrais y arriver ».

Qu’ils s’abstiennent ou je pourrais faire breveter un nouveau modèle de rangement à balais… ambulant et souple, le modèle !

La prochaine fois, je vous expliquerai pourquoi acheter un radiateur d’appoint pour réchauffer un vieil appartement mal isolé tout en participant allègrement au réchauffement climatique, c’est bien aussi.

Galinette


Se prostituer c’est la santé !

21 janvier 2008

Janvier a mollement commencé, déjà vous regrettez les soirées de beuverie et de ripailles, les semaines de 4 jours de travail (voire 3 pour les plus chanceuses ou fonctionnaires d’entre vous), les grasses mat’ à répétition.

Lentement mais sournoisement, vous voilà embarquée dans le train-train quotidien. Vous slalomez de réunion en pause-café et de briefing en brainstorming sur l’appel d’offres pour la climatisation des nouveaux bureaux de la société Tartempion.

Vous zieutez fréquemment par la grande baie vitrée de votre bureau (la meilleure vue de tout le bâtiment, avec plongée directe sur le périph’) et vous surprenez à rêver à une autre vie.

Et là, l’évidence, que dis-je, la solution, s’impose à vous : « pourquoi, au lieu de perdre votre temps au 7e étage de l’immeuble Yenamarredetranspirerlété, ne vous êtes-vous pas lancée dans la prostitution ? »

Vous avez bien fait de vous poser cette question, d’autant plus que les quelques éléments ci-dessous vont vous convaincre de ne plus tarder et d’embrasser rapidement une nouvelle carrière.

Pour commencer, côté chiffons et fanfreluches, préparez-vous à louer un camion-benne pour submerger le dépôt-vente Emmaüs le plus proche de toute votre garde-robe (bon, soyez sympa, prévenez-les de votre arrivée, ils pourraient croire que vous venez les expulser).

Eh oui ma jolie, fini les tailleurs sombres, les petits escarpins bien proprets et le maquillage un brin pâlichon. À vous les shorts en jeans ras le taille-crayon et les petits débardeurs moule-nichons hauts en couleurs. Vous hésitez entre les cuissardes et les tennis ? N’oubliez pas que vous pouvez aussi venir au taf avec la petite paire de tongs à étoiles de mer que vous réserviez aux plages de Palavas-les-Flots. Avouez que c’est nettement plus fun que votre habituelle tenue de deuil.

En plus, ça coûte nettement moins cher (et à l’heure des discussions du café du commerce sur la baisse du pouvoir d’achat des salariés, admettez que ce n’est pas le moindre des arguments).

Côté make-up, vous vous autorisez enfin le mariage de nouvelles nuances, le rose bonbon de vos joues répliquant au rouge incandescent de vos lèvres, sans négliger pour autant de grimer vos paupières d’un léger bleu turquoise que vient souligner l’indispensable trait d’eye-liner.

Les nombreux amateurs dont vous croiserez le chemin auront tôt fait de vous surnommer d’un gratifiant Rainbow Girl, croyez-moi.

Parée de ces nouveaux atours, vous profitez de votre nouveau cadre de travail, sans vitres, sans clim’, sans moquette tachée, sans portes qui claquent. Ici, au bord de la N3, vous profitez enfin du grand air, de la verdure, la vraie. Ici, les termes « open space » prennent tout leur sens.

Non contente de bénéficier d’un environnement de travail idyllique, vous avez en outre la chance de gérer un panel de clients tous plus intéressants les uns que les autres. Vous êtes d’ailleurs très souvent en déplacement professionnel, à la recherche de nouveaux prospects. Vous avez toute latitude dans votre argumentation commerciale, sans être bridée par votre hiérarchie ni par toutes les règles en vigueur dans votre ancienne boîte.

Plus de présentation Powerpoint préparée laborieusement la veille de vos rendez-vous et réunions, désormais c’est en live que vous délivrez vos arguments à votre client, préférant le faire oralement que par écrit.

Cela vous apporte gain de temps et d’efficacité, et vous laisse tout loisir pour faire la démonstration des nombreux atouts de votre société. Vos cibles auront vite compris l’avantage à conclure un contrat de prestation de services avec vous.

Et ne craignez pas d’être dure dans vos positions avec vos clients, ils vous en sauront gré.

Bref, faites-moi confiance, le taux de fidélisation devrait être beaucoup plus élevé que lorsque vous étiez au service commercial de Yenamarredetranspirerlété.

En revanche, petit bémol : pour le SAV, c’est directement à vous que s’adresseront vos nouveaux clients, alors pas d’entourloupe, ne négligez surtout pas de leur parler des vices cachés.

Côté hiérarchie, vous bénéficiez désormais de l’encadrement d’un patron digne de ce nom, présent, accessible, à l’écoute et beaucoup plus dispo que l’ancien. Sans craindre pour son poste, il vous dispense de nombreux conseils pour gérer au mieux votre carrière et améliorer votre productivité. Il ne vous demande pas de lui faire 3 reportings/semaine et ne vous assomme pas de longs discours. Non, il préfère les discussions de vive voix et les petites tapes sur l’épaule. Avec lui, vous savez où vous en êtes, vous savez quand le boulot est bien ou mal fait, la relation est directe et sans chichis.

Et dans votre nouvelle vie, s’il est bien sûr important d’être sérieuse dans vos nouvelles missions, sachez que vous pourrez vous octroyer de longues pauses avec les cop’s. A nouveau vous pourrez vous accorder ce petit plaisir de la journée, cet accessoire de toute pause qui se respecte auquel ont depuis longtemps renoncé vos ex-collègues : la clope !

Même pas besoin de prendre l’ascenseur pour en profiter, vous pouvez fumer sur votre lieu de travail. Bon, peut-être pas en présence des clients non plus, sauf si d’eux-mêmes ils se mettent à en griller une ou à fumer la pipe.

Enfin, si vous aviez encore un soupçon d’hésitation, sachez que dans cette profession, travailler plus pour gagner plus, c’est VRAI-MENT possible. Vous n’êtes plus payée à l’heure ou à la journée mais à la commission. Plus vous avez de clients, plus votre com’ est élevée.

Et ni impôts ni cotisations sociales à payer, ce que vous percevez, c’est du net pur et dur.

Tout cet argent, vous l’avez gagné à la force du poignet, et vous méritez bien d’en profiter.

Galinette


De l’utilité d’agresser les petites vieilles

15 janvier 2008

Déjà, c’est facile. Soyons au moins francs dans notre lâcheté : pour se rater avec une mémé, il faut vraiment en vouloir (ou en être une soi-même… de mémé, pas de ratée… quoique les deux ne soient pas incompatibles). Mais revenons à nos vieilles carnes.

Donc, je disais, c’est facile. La main qui tient le sac est généralement trop décharnée et tremblante pour offrir ne serait-ce qu’un semblant de résistance. Vous devriez vous en tirer sans même abîmer le sac, et peut-être même pouvoir le revendre sur Ebay. Et là, vous allez me dire « mais c’est un sac de vieille, à part le refourguer dans une brocante, je peux me brosser pour en tirer des espèces sonnantes et trébuchantes (… comme Mémé… elle est facile, je sais, je sais…) ». Certes, mais là je vous répliquerai que vous cédez un peu facilement au jeunisme ambiant. Parce que nos amis du 3e âge et autres joueurs de bridge invétérés sont de plus en plus nombreux à tâter gaiement du mulot électronique, et que votre nouvel accessoire devrait trouver preneuse sur la toile.

Donc, disais-je, vous avez piqué le sac de la vieille, assez facilement reconnaissez-le.
Et là, vous vous rendrez compte qu’en plus d’être facile, c’est un moyen sacrément efficace pour gagner sa vie (ou du moins sa journée quand on est un peu timide).

Oui, vous avez bien fait de dépouiller une octogénaire à moumoute. Car Mémé aime bien l’argent, le vrai, celui que l’on peut palper, les billets que l’on peut faire glisser entre les doigts, les pièces qui pèsent lourd dans le porte-monnaie. Si avant 2002 vous pouviez espérer tomber sur un Pascal, sachez qu’aujourd’hui ce sont vraisemblablement 100 euros qui vous attendent tout chaud au fond de la besace d’Ali Baba. Oui, depuis le passage à l’euro l’inflation a aussi sévi dans les portefeuilles, pour votre plus grand bonheur.

Pour être totalement exhaustif et le plus précis possible, si vous voulez vous aussi tourner le remake de « La ruée vers l’or », je vous conseille de bien choisir votre moment. Plutôt entre le 5 et le 10 du mois qu’entre le 25 et le 30. Le 5, jour de versement des retraites et nombreuses allocations familiales, jour haï des guichetiers des bureaux de poste, qui doivent alors faire face à des hordes de vétérans tous plus malodorants et mal dentés les uns que les autres. Et ne vous inquiétez pas, pas besoin d’avoir une grosse retraite, les pauvres aussi touchent leur pain mensuel le 5. Alors, ne discriminez pas et ratissez large, pauvres ou riches, chacun mérite un peu de votre attention.

Et pour les moins chanceux d’entre vous qui n’auriez pas la chance de dénicher quelques biftons, ne désespérez pas. Examinez attentivement le portefeuille, vous devriez trouver la carte bleue de Mémé.
Vous n’êtes pas devin, vous n’avez pas le logiciel pour hacker la carte ?
Qu’importe !
En un petit tour de passe-passe, vous devriez aisément accéder aux fonds tant convoités. Hop, ni une ni deux, ni vu ni connu j’t'embrouille, retournez prestement la carte, et au verso vous devriez y trouver un post-it avec 4 chiffres notés dessus. Eh oui, le fameux sésame !
La maladie d’Alzheimer frappant les plus séniles, l’intérêt de taper dans la chair la plus molle et la moins fraîche vous semble désormais des plus évidents. En plus de constituer une proie facile, la vieille dame apporte généralement à son prédateur un butin conséquent.

Après ces (quelques) efforts (je vous épargne le petit sprint qui aura suivi votre emprunt à long terme), le réconfort ?
Non, car de façon aussi inattendue que stupide, vous culpabilisez. Des pensées futiles viennent vous assombrir l’esprit : elle a sans doute travaillé toute sa vie, elle a certainement des petits-enfants (d’ailleurs, si votre aïeule vous voyait, c’en serait fini du petit chèque envoyé chaque année pour votre anniversaire), elle doit avoir du mal à joindre les deux bouts avec sa maigre retraite…
Tout cela dégouline de bons sentiments, mais si vous acceptiez de prendre un peu de recul sur votre méfait et de le regarder par le bon bout de la lorgnette, vous admettriez que n’avez pas à vous jeter la pierre, bien au contraire.

D’abord, elle en aurait fait quoi de tout ce blé ? Il y a fort à parier qu’elle comptait s’acheter Télé 7 Jours, Nous deux et Pèlerin magazine. Dieu merci, grâce à vous, elle a échappé au 35e article sur les candidats de la Star Academy qui ont pris la grosse tête, au roman-photo qui lui liquéfie 2-3 neurones supplémentaires à chaque bulle et à l’interview de l’increvable (pour ne pas dire immortel) Monseigneur Gaillot.

Surtout, ce modeste forfait est bien peu de choses à côté de tout ce que vous avez pu concéder à vos aînés pendant ces nombreuses années de votre courte existence.
Rappelez-vous, tous ces sièges que vous leur avez laissés dans le bus, le métro, le RER (demandez à votre dos s’il s’en souvient ?).
Tout ce temps perdu à leur faire traverser la rue, quand ce n’était pas les soutenir pour leur faire descendre ou monter 3 pauvres marches.

Et plus récemment, vous l’avez encore en travers de la gorge, ce racket, commis chaque année, au détriment de tous les salariés de France : la journée de solidarité. Tous les ans, nous nous faisons rançonner une journée de salaire. Tout ça parce que quelques-uns d’entre eux ont eu le mauvais goût de mourir en silence pendant l’été 2003, sans prendre la peine de téléphoner à leurs petits-enfants pour les prévenir qu’un héritage tout chaud les attendait.
Ont-ils culpabilisé pour ce hold-up annualisé ?
Les avez-vous vus manifester pour s’opposer à cette journée perdue ?
Non !

Alors, ne vous gênez pas, continuez à agresser quelques retraitées de temps à autre, ce n’est que justice. Avouez que tant de facilité et d’efficacité, ça en devient de la provocation : c’est un peu comme laisser les clés sur sa Merco.

Et allez-y franco, parce qu’agresser une mémé, c’est encore mieux que jouer au loto : c’est (vraiment) facile, c’est pas cher (payé) et ça (peut) rapporte(r) gros.

Galinette

P.S. : Non, je ne suis pas misogyne. Si j’ai exclusivement visé les dames d’un certain âge dans ce message, c’est parce que généralement leurs homologues masculins ne se trimbalent pas avec un sac à main et que l’exercice s’avérerait beaucoup plus périlleux.


Pourquoi ne pas dire bonjour à ses voisins dans l’ascenseur (ou dans la cage d’escalier pour les moins bien lotis)

14 janvier 2008

1. Vous économisez votre salive (commençons par le commencement). Donc vous avez moins soif et limitez les allers-retours entre le robinet/verre/goulot et votre appareil digestif. Et à force de boire de l’eau, vous pourriez trouver ça lassant et vous tourner vers des substances moins désaltérantes mais autrement plus désinhibantes. Bref, l’alcoolisme vous guettait, mais en suivant ce modeste mais utile conseil, vous devriez éviter de perdre vos soirées aux AA.

2. Vous évitez les petites visites bien incommodantes du dimanche soir, du type mère de famille du 3e étage qui vient vous trouver parce qu’elle est en train de préparer un cake et que « vous allez rire, j’ai pas vérifié, mais il ne me reste plus de farine, c’est ballot hein ! ». Ben oui, ma pauv’ dame, c’est vraiment « ballot », et ce d’autant plus que votre four vous sert de range-casseroles, alors la farine, pensez bien que vous n’en avez pas (vous avez toujours pensé que c’était pour ceux qui n’avaient pas les moyens d’aller gourmetter au resto). Mais si par malheur, vous vous trouvez un soir dans cette hypothèse, vous pouvez aussi remettre à votre visiteuse un peu de sucre, elle devrait comprendre le message.

3. Cela vous autorise à pousser les enceintes jusqu’à lézarder mos murs et fissurer vos fenêtres. Vous avez la réputation de la nana pas sympa de l’immeuble : il y a peu de chances que l’on vienne vous demander de la mettre en sourdine. Et si, par hasard, quelqu’un ose frapper à la porte, de toute façon vous n’entendez rien et n’aurez donc pas besoin d’aller ouvrir au malotru qui ose vous déranger pendant que vous révisez votre tecktonik (Variante : vous pouvez passer l’aspi à 3h du mat’, lancer une lessive à 22h, percer un samedi matin à 7h30…).

4. Vous n’êtes pas invitée à participer au cadeau pour le départ en retraite de votre concierge. Oui, pendant toutes ces années, elle vous a porté votre courrier, a signé pour vous à chaque réception de colis. Oui, elle a toujours tenu propre la cage d’escalier et a sorti les poubelles. Oui, elle a plusieurs fois engueulé le propriétaire du caniche nain qui n’arrêtait pas de brailler (le clebs, pas le maître) dès que son maître s’absentait pour acheter son Paris Turf et ses gauloises sans filtre. Mais c’est aussi un peu pour ça qu’elle est payée la vieille !!! Si vous receviez des tunes chaque fois que vous vous êtes fait virer, vous auriez depuis longtemps transformé les retards, absences et bévues en tout genre en mode de gestion de carrière.

Sur ces bons conseils, ne venez pas ensuite vous plaindre lorsque l’un de vos voisins ne daignera pas retenir l’ascenseur pour vous ou aura mieux à faire que vous aider à monter votre armoire (en même temps, un samedi à 7h30, vous êtes un peu rude, reconnaissez-le).

Galinette


Comment ne pas déprimer à Noël ?

9 janvier 2008

Ah !
Noël !
Ses chansons niaises, ses vitrines féeriques, ses cadeaux magiques !
Cette date évoque tant de choses pour beaucoup d’entre nous.
Mais, plus précisément, qu’évoque donc cet énième anniversaire de la naissance de notre bon ami Jésus ?
Pour répondre à cette question, les êtres humains se divisent généralement et bien sagement en deux catégories :

1. Il y a ceux qui attendent la fin de l’année avec impatience, laquelle leur donne l’occasion de s’empiffrer jusqu’à s’en éclater l’organe stomacal et de faire montre de leur générosité.

2. Et les autres : ceux qui dépriment à l’idée de participer à l’étalage de bons sentiments, de passer la sacro-sainte soirée en famille et qui en viendraient presque à envier ce bon vieux Rémi (cf. Hector Malot).

En même temps, comment ne pas déprimer à Noël ?

Déjà, c’est un peu la commémoration de la naissance de quelqu’un qui :
1. est mort un peu prématurément,
2. dans une position pas hyper confortable,
3. après quelques coups de fouet savamment donnés,
4. pour avoir voulu fonder une secte avec quelques copains.

Pour avoir ne serait-ce que le sourire aux lèvres le 24 décembre au soir, il faut être soit complètement inculte, soit cynique, soit très chrétien (lequel aime bien se flageller en s’imposant ce genre d’épreuves).

Il suffit ensuite de se pencher sur nos assiettes et d’en examiner le contenu pour admettre qu’il faut un estomac bien accroché pour s’empiffrer des mets divers et variés qui nous sont offerts en pâture ce soir-là, à savoir :
- des huîtres, mollusques encore tout frétillants qui, après s’être fait arroser la tronche de vinaigre, seront lentement digérés dans nos estomacs,
- du foie d’oies ayant sombré dans l’alcoolisme (plus campagnard que mondain),
- des volailles qui ont passé 95% de leur vie à se briser les ailes sur les parois de leurs cages trop étroites (les 5% restants se situant peu après leur naissance, quand des moignons leur faisaient offices d’ailes)… j’en passe et des pires.

Si après tout ça, vous avez le cœur aussi léger que votre estomac est lourd, je ne peux plus rien pour vous.

Mais si, au contraire, vous êtes en proie à une semi-dépression nerveuse, sachez que quelques coups d’œil jetés à la décoration environnante ne vous aideront pas à remonter à la surface.

Il suffit d’examiner les pères Noël qui, depuis quelques années, ont pris la fâcheuse habitude de ne plus utiliser nos cheminées pour acheminer nos cadeaux, préférant se la jouer Lara Croft et escaladant lamentablement les façades de nos immeubles et pavillons.
Résultat : nombreux ratent leur sortie et finissent pendus à nos balcons, en pleine ville, au su et au vu de tous.

Il faut toutefois leur reconnaître une certaine décence : au lieu de s’échouer piteusement sur le trottoir, ils restent mollement suspendus au-dessus du vide, ce qui permet de ne pas avoir à les chevaucher lorsqu’on pose le pied hors de chez soi (parce qu’entre les SDF et les déjections canines, ça fait suffisamment parcours du combattant comme ça).

Et que dire des guirlandes électriques, plus « fuck la planète » que développement durable, qui rappelleront à tout dépressif qui se respecte qu’en ces moments de fête, on participe aussi et encore au réchauffement climatique, et donc à la disparition du tigre blanc et de son copain l’ours polaire, à Katrina, au(x) tsunami(s)…

Et ne pensez pas que si vous atteignez le mois de janvier, vous serez tirés d’affaire. Les cimetières de sapins que vous devrez traverser pour vous rendre au travail (j’espère qu’en plus vous n’êtes pas au chômage) vous remémoreront ces agréables moments de barbarie collective auxquels vous avez, vous aussi, apporté votre modeste mais non négligeable contribution.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne année 2008.

Galinette


Pourquoi je vais m’acheter une Ligier :

7 janvier 2008

Aujourd’hui, 390e heure de conduite.

Tout avait bien commencé, pas de stop grillé ni de sens interdit pris, tout allait comme sur des roulettes, c’est le cas de le dire, si vous me permettez ce jeu de mots un peu poussif (et je reste polie).

Bref, pleine de confiance, j’ai progressivement relâché mon attention, jusqu’à commettre un double délit.

Oui, peu avant 8h50, heure à laquelle je m’autorise enfin (péniblement) à décoller mes mains du volant, j’ai, presque coup sur coup, écrasé une mémé et renversé un sapin mort (ou l’inverse, je ne sais plus).

Pour la retraitée édentée, je dois reconnaître qu’elle a davantage ébranlé ma voiture que moi : je sais que si cela ne tenait qu’à notre bien-aimé président, je me verrais décerner l’Ordre du mérite pour services rendus à la Nation (une retraite de moins à payer, c’est toujours ça de gagné, et si en plus c’était une fonctionnaire, c’est la Légion d’Honneur assurée). Bref, pas de quoi s’inquiéter plus que ça.

En revanche, le sapin, en bonne écolo que je suis, ça m’a fait mal. Bon, ok, il était déjà mort, mais ce n’était pas la peine d’en rajouter en explosant les quelques branches décaties qui, il y a encore peu, égayaient des morveux trop gâtés. Il faut dire qu’avec la vie bien triste qui a dû être la sienne, je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée émue lorsqu’il est venu titiller les amortisseurs de la C3 que je tentais de mener à bon port.

Lui qui :

1. est planté uniquement pour nous servir de porte-boules pour les fêtes de Noël,

2. se fait souvent cramer les aiguilles par les guirlandes tueuses de banquise,

3. a parfois le privilège de se faire mâchouiller par le meilleur ami de l’homme (mais pas des arbres),

4. et termine sa vie de lampadaire clownesque seul et nu, sur le trottoir par un froid matin de janvier (ou une nuit glaciale, je ne suis pas non plus là pour vérifier),

se faire en plus méchamment rouler dessus, avouez que c’est quand même fort de café.

Bref, après ce traumatisme arboricole, je crois que je vais laisser tomber l’apprentissage de la conduite, garder mon argent pour une association de protection de nos amis à feuilles et à aiguilles vertes et, toute honte bue, me résigner à acheter (et à conduire) une Ligier.

Galinette


Gali et Schnappi sont-ils parents ?

17 décembre 2007

Bon, même punition que d’habitude : pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas Schnappi :

Oui, c’est un crocro, oui il est vert, oui il essaie de manger ce qui passe à portée de gueule, oui il a aussi sa petite chanson toute mignonnette que l’on a envie de fredonner à longueur de journée (même quand on ne sait dire que “ich liebe dich” et “Scheiße” dans la langue de Goethe).

Cela fait beaucoup de points communs, j’en conviens.

D’où la question, légitime ou non, ce n’est pas à moi d’en juger, que d’aucuns pourraient se poser : sont-ils de la même famille ?

Bien, je vous remercie pour cette question.

Pour y répondre, prenons le problème à l’envers :
Céline Dion, Isabelle Boulay, Roch Voisine, Diane Tell, Garou, Robert Charlebois, j’en passe et des pires.
Comme points communs, nous avons :
- chanteurs
- québécois
- qui s’exportent très bien en France
- qui nous les brisent menu à longueur d’année (que celui qui n’a pas soupiré de soulagement en apprenant que Céline Dion supendait sa carrière pour 2 ans pour cause de maternité lève le doigt).Vous voyez où je veux en venir ?

Avec tous ces points communs, avez-vous, ne serait-ce que pensé, que nos amis chanteurs québécois étaient tous de la même famille ?
Non, ce serait un peu raciste (n’ayons pas peur des mots).

Voilà, Schnappi et Gali, c’est la même chose.
Beaucoup de points communs, certes, mais Gali n’est pas l’oncle de Schnappi… et inversement (Schnappi ayant eu la primeur des ondes hertziennes).

Galinette


Le Galiblog, kezako ?

16 décembre 2007

Oui, commençons par le commencement.
“Galiblog”, ça sonne tout mignon, ça a l’air rigolo, dit comme ça.
Oui, mais c’est quoi ?

Le Galiblog, c’est le blog de Gali.
OK, mais encore, Gali c’est quoi ?

Ah pardon, là je me dois de vous interrompre et de vous remettre dans le droit chemin : on ne dit pas “quoi” mais “qui”.
Gali, ce n’est pas un machin, un bidule, un truc, mais un petit personnage bien sympathique.

Alors, fin du suspense, pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas Gali, je vais vous laisser le découvrir par vos propres neuneuils.
Mais avant de vous inviter cordialement à faire sa connaissance, je me dois de vous prévenir : âmes sensibles s’abstenir.

Prêts ?

C’est ici que ça se passe :

Ça va, pas trop dur ? Z’avez pensé à ramasser l’œil qui est tombé par terre

Mais peut-être que si vous êtes ici, c’est parce que vous l’avez bien cherché (le Gali… suivez un peu, mince !).

Alors, pourquoi ce site, pourquoi ne pas se contenter d’une ch’tite vidéo bien sanguinolente que l’on peut revoir jusqu’à plus soif ?
Parce que Gali, ce n’est pas qu’une vidéo, c’est aussi une attitude, un mode de vie.
C’est faire ressortir le côté le plus sombre, le plus tordu d’un fait en apparence banal pour  ne pas dire innocent comme le chaton qui pointe le bout de son museau (ou truffe ?… enfin son nez quoi) au premier jour de sa vie.

En découvrant la vidéo de Gali il y a quelques semaines maintenant, j’ai compris que je n’étais pas la seule à avoir un esprit bien tordu, et que désormais, il y avait un mot pour qualifier ce trait de caractère pas toujours bien compris de mes amis : la gali-attitude .

Pour le reste, le contenu de ce blog, je vous laisse le soin de le découvrir.

Galinette